L’inclusion ne peut pas être un acte d’exclusion. Vraiment, pas en 2025.

Dans un supermarché en Touraine, un simple panneau a stoppé plusieurs personnes. »Parking réservé aux jeunes mamans. » Bonne intention, mauvais signal ? Bien sûr, faciliter la vie des parents est essentiel. Mais pourquoi cette formulation exclut-elle autant de réalités familiales d’aujourd’hui ?  Et les jeunes papas solos, souvent invisibles dans le débat parental ?  Et les […]

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Dans un supermarché en Touraine, un simple panneau a stoppé plusieurs personnes. »Parking réservé aux jeunes mamans. »
Bonne intention, mauvais signal ?

Bien sûr, faciliter la vie des parents est essentiel. Mais pourquoi cette formulation exclut-elle autant de réalités familiales d’aujourd’hui ?
 Et les jeunes papas solos, souvent invisibles dans le débat parental ?
 Et les grands-parents qui jouent un rôle crucial dans l’éducation ?
Et les familles homoparentales, recomposées, adoptives ?
 Et les proches aidants non genrés ?

Cette signalétique, anodine en apparence, véhicule encore un modèle familial stéréotypé : la mère, seule, avec enfant. Un cliché tenace. Et pourtant, les médias n’ont cessé ces dernières années d’évoquer la nécessaire reconnaissance de toutes les formes de parentalité. Alors, pourquoi ce retour en arrière ?

L’inclusion, ce n’est pas réserver une place à certains au détriment des autres.

Non, l’inclusion n’est pas une récompense pour les plus visibles. Ce n’est pas un filtre.
C’est un miroir. Un reflet de la richesse et de la diversité de nos vies, de nos parcours, de nos familles.

Et ces « petits détails », comme ce panneau, ne sont jamais anodins.
 Ils modèlent notre imaginaire collectif.
Ils influencent ce que nos enfants perçoivent comme « normal » ou « acceptable ».
 Ils montrent le chemin qui reste à parcourir pour une société vraiment équitable et inclusive.

L’incohérence est subtile, mais réelle.

Dans la presse, de nombreux articles récents soulignent que les politiques d’inclusion restent souvent à demi-mesure. En entreprise, dans l’éducation, dans l’espace public, on parle d’inclusion… mais on applique encore souvent l’exclusion par habitude, par maladresse ou par négligence.

Alors ouvrons les yeux. Apprenons à regarder autrement.

 N’est-il pas temps de revoir ce genre de message ?
 D’opter pour une formule simple, neutre, mais inclusive, comme :
« Parking réservé aux familles avec jeunes enfants » ?

Un détail, oui. Mais un détail qui change tout.


Et vous ? Quels autres exemples avez-vous rencontrés, où l’inclusion prétendue cache une exclusion bien réelle ?
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Parce qu’on ne construit pas une société équitable en fermant les yeux sur les petites injustices.


Mayeul Beretta

Président du Média de l’Accessibilité

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