L’Antarctique constitue un cas unique à l’échelle mondiale. Le continent ne possède ni Bourse, ni entreprises cotées, ni économie commerciale comparable à celles des autres régions du monde. Les activités présentes concernent principalement la recherche scientifique, la protection de l’environnement et la coopération internationale.
L’accessibilité y revêt une signification différente. Elle concerne principalement l’accès aux infrastructures de recherche, la sécurité des équipes scientifiques, les technologies d’assistance, les communications à distance et l’adaptation des équipements aux chercheurs présentant des besoins spécifiques.
Un territoire protégé par un traité international
Le Traité sur l’Antarctique, signé en 1959 et entré en vigueur en 1961, réserve le continent à des activités pacifiques et scientifiques. Les activités militaires, l’exploitation minière à des fins commerciales et toute revendication territoriale nouvelle y sont strictement encadrées.
Les stations scientifiques appartiennent à différents États, parmi lesquels l’Argentine, l’Australie, le Chili, la Chine, les États-Unis, la France, le Japon, la Nouvelle-Zélande, la Norvège, le Royaume-Uni et la Russie.
L’accessibilité dans les stations de recherche
Les infrastructures doivent permettre aux chercheurs de travailler dans un environnement parmi les plus hostiles de la planète.
Les principaux enjeux concernent :
- l’accès sécurisé aux bâtiments malgré des températures extrêmes ;
- les équipements adaptés aux personnes présentant certaines limitations physiques ;
- les systèmes de communication par satellite ;
- la télémédecine ;
- les dispositifs de surveillance médicale à distance ;
- les véhicules adaptés aux déplacements sur la glace.
Les innovations développées dans ces environnements extrêmes trouvent parfois des applications dans les secteurs de la santé, de la robotique, de l’aérospatiale et des technologies d’assistance.
Des entreprises cotées impliquées indirectement
Même si aucune entreprise n’est cotée en Antarctique, plusieurs groupes internationaux fournissent des équipements utilisés par les programmes scientifiques.
Parmi eux figurent :
- Iridium Communications (NASDAQ : IRDM) pour les communications satellitaires ;
- Garmin (NYSE : GRMN) pour les systèmes de navigation GPS ;
- Trimble (NASDAQ : TRMB) pour les technologies de géolocalisation et de cartographie ;
- Hexagon AB (Nasdaq Stockholm : HEXA B) pour les capteurs, les logiciels de mesure et les solutions géospatiales.
Ces sociétés interviennent également dans d’autres secteurs comme les secours, la navigation maritime, les interventions d’urgence et les technologies d’assistance.
Un laboratoire d’innovation
L’Antarctique constitue un laboratoire à ciel ouvert pour :
- les matériaux résistants aux conditions extrêmes ;
- les robots autonomes ;
- les drones scientifiques ;
- les capteurs environnementaux ;
- les systèmes de surveillance médicale ;
- les solutions énergétiques autonomes.
Certaines de ces innovations peuvent ensuite bénéficier aux personnes âgées, aux personnes en situation de handicap, aux hôpitaux, aux secours ou encore aux missions spatiales.
Perspectives
L’Antarctique ne représente pas un marché financier, mais un centre mondial de recherche scientifique. Les innovations développées dans cet environnement extrême peuvent cependant créer des opportunités pour des entreprises cotées dans les domaines des technologies médicales, des communications, de la robotique, des satellites et des équipements scientifiques.
L’accessibilité y demeure avant tout un enjeu de sécurité, d’autonomie et de continuité des missions scientifiques.
Ressources
L’Antarctique ne possède ni marché boursier ni entreprises cotées. Les sociétés mentionnées interviennent comme fournisseurs de technologies utilisées par les programmes scientifiques internationaux et ne sont pas implantées sur le continent.