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Le fonctionnement de la Commission intercommunale pour l’accessibilité d’une agglomération

L’accessibilité représente un principe essentiel d’égalité, d’autonomie et de participation à la vie collective. Elle concerne les personnes présentant un handicap moteur, visuel, auditif, mental, psychique ou cognitif. Elle répond également aux besoins des personnes âgées, des femmes enceintes, des parents accompagnés d’une poussette, des voyageurs chargés de bagages et des personnes temporairement blessées. À […]

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L’accessibilité représente un principe essentiel d’égalité, d’autonomie et de participation à la vie collective. Elle concerne les personnes présentant un handicap moteur, visuel, auditif, mental, psychique ou cognitif. Elle répond également aux besoins des personnes âgées, des femmes enceintes, des parents accompagnés d’une poussette, des voyageurs chargés de bagages et des personnes temporairement blessées.

À l’échelle d’une agglomération, l’amélioration de l’accessibilité exige une coordination entre les communes, les services intercommunaux, les exploitants de transport, les gestionnaires de voirie, les bailleurs, les associations et les usagers.

La Commission intercommunale pour l’accessibilité, souvent désignée par le sigle CIA, constitue l’instance chargée d’organiser cette concertation. Placée sous l’égide de l’établissement public de coopération intercommunale, elle observe la situation du territoire, recueille l’expérience des habitants, formule des propositions et suit l’évolution des actions engagées.

Son activité dépasse la seule application de normes techniques. Elle contribue à la construction d’un territoire dans lequel chaque personne accède aux transports, aux bâtiments, aux espaces publics, au logement, à l’information et aux services numériques dans les meilleures conditions possibles.

1. Le cadre juridique de la Commission intercommunale pour l’accessibilité

La loi du 11 février 2005 relative à l’égalité des droits et des chances, à la participation et à la citoyenneté des personnes handicapées a renforcé la politique publique d’accessibilité.

L’article L. 2143-3 du Code général des collectivités territoriales encadre les commissions communales et intercommunales pour l’accessibilité.

Une Commission intercommunale pour l’accessibilité intervient au sein d’un établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre regroupant au moins 5 000 habitants et exerçant une compétence en matière de transports ou d’aménagement de l’espace. (Légifrance)

La commission exerce ses missions dans les domaines attribués à l’intercommunalité. Une communauté d’agglomération compétente en matière de mobilité, de voirie communautaire, d’habitat ou d’aménagement peut ainsi inscrire ces domaines dans les travaux de sa commission.

Les communes membres conservent leurs responsabilités dans les secteurs relevant de leurs propres compétences. Une convention entre une commune et l’établissement intercommunal peut également attribuer certaines missions communales à la commission intercommunale.

Cette organisation favorise une approche cohérente à l’échelle du bassin de vie. Les déplacements quotidiens traversent souvent plusieurs communes. Une stratégie intercommunale relie ainsi les arrêts de transport, les cheminements piétons, les équipements publics, les commerces et les logements.

2. Le sens de l’expression « sous l’égide de l’agglomération »

L’expression « sous l’égide de l’agglomération » indique que l’établissement public de coopération intercommunale assure le pilotage administratif et politique de la commission.

L’agglomération prend généralement en charge :

  • la désignation des membres ;
  • la convocation aux réunions ;
  • la préparation des ordres du jour ;
  • la collecte des données ;
  • la mobilisation des services techniques ;
  • la rédaction des comptes rendus ;
  • la préparation du rapport annuel ;
  • la transmission des propositions aux services compétents ;
  • le suivi des actions ;
  • la présentation des travaux devant le conseil communautaire.

La commission possède une fonction consultative. Elle analyse, recommande, alerte et évalue. Le conseil communautaire, le président de l’intercommunalité et les services concernés assurent ensuite les décisions administratives, techniques et budgétaires.

La qualité du fonctionnement repose donc sur un dialogue permanent entre trois groupes :

  1. les élus, qui définissent les orientations politiques ;
  2. les techniciens, qui étudient les solutions et leur coût ;
  3. les usagers, qui apportent leur expérience quotidienne.

3. La composition de la commission

Le président de l’établissement public de coopération intercommunale préside la Commission intercommunale pour l’accessibilité. Il arrête la liste de ses membres.

La composition associe généralement :

  • des représentants de l’agglomération ;
  • des élus des communes membres ;
  • des représentants d’associations de personnes handicapées ;
  • des représentants des personnes âgées ;
  • des représentants des acteurs économiques ;
  • des représentants des usagers ;
  • des associations familiales ;
  • des bailleurs sociaux ;
  • des exploitants de transport ;
  • des professionnels de l’urbanisme, du bâtiment ou de la mobilité.

La représentation des différents handicaps occupe une place centrale. Les textes officiels mentionnent notamment les handicaps physique, sensoriel, cognitif, mental et psychique. (Ministères de la Transition écologique)

Cette diversité apporte une lecture complète des obstacles.

Une personne utilisant un fauteuil roulant étudie surtout les pentes, les largeurs de passage, les ressauts et les accès aux véhicules. Une personne malvoyante examine les contrastes, les bandes de guidage, l’éclairage et les annonces sonores. Une personne sourde observe la qualité des informations visuelles. Une personne présentant un handicap cognitif évalue la simplicité des parcours et la compréhension de la signalétique.

Les services de l’agglomération participent également aux séances selon les sujets abordés. La direction des mobilités présente les projets de transport. Le service de la voirie expose les travaux programmés. La direction du patrimoine apporte des informations sur les bâtiments communautaires. Le service numérique intervient sur les sites internet et les démarches en ligne.

4. Les missions principales de la commission

4.1. Établir un état des lieux de l’accessibilité

La commission dresse le constat de l’état d’accessibilité du cadre bâti existant, de la voirie, des espaces publics et des transports dans les domaines relevant de l’agglomération. (Légifrance)

Cet état des lieux peut porter sur :

  • les lignes de bus et de tramway ;
  • les véhicules de transport ;
  • les arrêts et les quais ;
  • les pôles d’échanges ;
  • les gares routières ;
  • les bâtiments communautaires ;
  • les médiathèques ;
  • les centres aquatiques ;
  • les équipements sportifs ;
  • les déchèteries ;
  • les voiries communautaires ;
  • les cheminements piétons ;
  • les espaces publics ;
  • les sites internet ;
  • les applications de mobilité ;
  • l’information destinée aux voyageurs.

La commission examine également l’accessibilité des principaux itinéraires situés dans un rayon de 200 mètres autour des points d’arrêt prioritaires de transport. Cette analyse tient compte de la nature du handicap et de la continuité du déplacement. (Légifrance)

Le diagnostic associe les normes réglementaires et la qualité réelle d’utilisation. Un quai peut présenter une hauteur adaptée, tandis qu’un poteau implanté sur le cheminement réduit la largeur disponible. Un bâtiment peut disposer d’une rampe, tandis qu’une signalétique peu lisible complique l’orientation.

4.2. Proposer des améliorations

À partir du diagnostic, la commission formule des propositions destinées à renforcer l’accessibilité de l’existant.

Ces propositions peuvent concerner :

  • le rehaussement d’un quai ;
  • l’installation d’une rampe ;
  • la création d’un ascenseur ;
  • l’élargissement d’un cheminement ;
  • la pose de bandes podotactiles ;
  • l’amélioration des contrastes visuels ;
  • l’installation d’annonces sonores ;
  • la diffusion d’informations visuelles ;
  • la sécurisation d’une traversée piétonne ;
  • l’adaptation d’un accueil ;
  • l’installation d’une boucle magnétique ;
  • la simplification d’un formulaire administratif ;
  • l’utilisation du français facile à lire et à comprendre ;
  • la formation des agents ;
  • l’amélioration de l’accessibilité numérique.

Les élus examinent ensuite ces recommandations. Ils peuvent les intégrer au budget annuel, à un programme pluriannuel d’investissement, au plan de mobilité ou au plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics.

4.3. Élaborer un rapport annuel

La commission établit chaque année un rapport consacré à l’état de l’accessibilité du territoire et aux actions conduites.

Dans le cadre intercommunal, ce document est présenté au conseil communautaire. Il rassemble généralement :

  • la composition de la commission ;
  • les dates des réunions ;
  • les sujets examinés ;
  • les visites organisées ;
  • les difficultés recensées ;
  • les travaux achevés ;
  • les projets en cours ;
  • les dépenses engagées ;
  • les signalements reçus ;
  • les recommandations ;
  • les priorités pour l’année suivante ;
  • les indicateurs d’évolution.

Le rapport annuel constitue un instrument de pilotage et de transparence. Il permet aux élus, aux associations et aux habitants de suivre les progrès accomplis.

Un tableau peut présenter chaque action avec son responsable, son coût estimé, son calendrier et son niveau d’avancement.

4.4. Recenser les logements accessibles

La commission organise également un système de recensement de l’offre de logements accessibles aux personnes handicapées dans le périmètre de ses compétences. (Légifrance)

Ce recensement peut rassembler les informations suivantes :

  • l’adresse du logement ;
  • le type de logement ;
  • l’étage ;
  • la présence d’un ascenseur ;
  • la largeur des portes ;
  • l’aménagement de la salle d’eau ;
  • l’accessibilité des parties communes ;
  • la proximité des transports ;
  • la disponibilité du logement.

La coopération entre l’agglomération, les communes, les bailleurs sociaux et les associations facilite l’actualisation de ces données.

Ce dispositif rapproche les logements disponibles des besoins exprimés par les habitants.

4.5. Recueillir l’expérience des usagers

La commission constitue un espace de dialogue direct.

Les habitants et les associations peuvent signaler :

  • un trottoir encombré ;
  • un ascenseur en panne ;
  • une information sonore peu audible ;
  • une signalétique complexe ;
  • un arrêt de bus difficile d’accès ;
  • une borne numérique peu lisible ;
  • un chantier qui interrompt un cheminement ;
  • un formulaire en ligne incompatible avec un lecteur d’écran.

Ces observations orientent les priorités. Elles complètent les diagnostics techniques et apportent une connaissance précise des usages quotidiens.

5. Le fonctionnement concret de la commission

5.1. La préparation des réunions

Les services intercommunaux préparent l’ordre du jour avec le président de la commission.

Chaque membre peut proposer un thème, transmettre un signalement ou demander l’examen d’un projet.

Les documents préparatoires adoptent des formats accessibles :

  • fichiers compatibles avec les logiciels de lecture d’écran ;
  • textes structurés ;
  • versions en gros caractères ;
  • documents simplifiés ;
  • plans contrastés ;
  • supports numériques accessibles.

5.2. Le déroulement des séances

La commission se réunit selon un calendrier défini par l’agglomération. Plusieurs séances annuelles assurent un suivi régulier.

Une réunion peut inclure :

  • la présentation d’un projet ;
  • l’analyse d’un diagnostic ;
  • l’examen des signalements ;
  • le bilan des travaux ;
  • l’intervention d’un exploitant de transport ;
  • la préparation du rapport annuel ;
  • l’étude d’un programme d’investissement.

Le lieu de réunion respecte les conditions d’accessibilité. Selon les besoins des participants, l’agglomération prévoit une boucle magnétique, une transcription écrite, une interprétation en langue des signes française ou des documents adaptés.

5.3. Les groupes de travail

La commission peut constituer des groupes thématiques :

  • transport ;
  • voirie ;
  • logement ;
  • bâtiments publics ;
  • numérique ;
  • tourisme ;
  • culture ;
  • sport.

Chaque groupe approfondit un domaine et prépare des propositions précises.

5.4. Les visites de terrain

Les visites de terrain rapprochent les données techniques de l’expérience réelle.

Les membres peuvent parcourir :

  • un arrêt de bus ;
  • une gare routière ;
  • un centre aquatique ;
  • une médiathèque ;
  • un quartier ;
  • une zone commerciale ;
  • un itinéraire piéton ;
  • un équipement culturel.

Chaque participant observe le site à partir de son expérience. Les remarques recueillies alimentent ensuite une fiche de synthèse.

5.5. Le suivi des recommandations

Après chaque séance, un compte rendu précise :

  • le problème identifié ;
  • la solution proposée ;
  • le service responsable ;
  • le calendrier envisagé ;
  • le coût estimé ;
  • l’état d’avancement.

Un tableau de suivi peut employer les catégories suivantes :

  • diagnostic engagé ;
  • étude programmée ;
  • financement inscrit ;
  • travaux lancés ;
  • action achevée ;
  • solution alternative retenue.

6. L’articulation avec les commissions communales

La Commission intercommunale traite les domaines relevant de l’agglomération. Les commissions communales interviennent sur les compétences des communes.

Une commune peut, par exemple, gérer sa mairie, ses écoles et plusieurs rues. L’agglomération peut gérer le réseau de transport, une médiathèque communautaire, une piscine et certaines voies structurantes.

La coordination entre les deux niveaux repose sur :

  • l’échange des rapports annuels ;
  • la participation croisée des élus ;
  • une base commune de signalements ;
  • des visites conjointes ;
  • un programme partagé de travaux ;
  • des conventions de transfert de missions ;
  • une cartographie commune des cheminements.

Cette articulation garantit la continuité de la chaîne du déplacement.

L’accessibilité d’un bus produit pleinement ses effets lorsque le trottoir, le passage piéton et l’arrêt présentent aussi des caractéristiques adaptées.

7. Exemples pratiques d’intervention

Exemple 1 : l’accessibilité d’un pôle d’échanges

L’Agglomération Val-de-Rivière, territoire fictif de douze communes, reçoit plusieurs signalements concernant son principal pôle d’échanges.

Les usagers relèvent :

  • des quais trop bas ;
  • des écrans placés en hauteur ;
  • des annonces sonores peu audibles ;
  • des pavés irréguliers ;
  • une traversée piétonne complexe ;
  • une signalétique difficile à comprendre.

La commission organise une visite avec les associations, les services techniques et l’exploitant du réseau.

À l’issue de cette visite, elle recommande :

  • le rehaussement des quais ;
  • le déplacement des écrans ;
  • l’amélioration des annonces ;
  • la pose de bandes de guidage ;
  • la création d’un passage piéton sonore ;
  • la conception d’un plan en français facile à lire et à comprendre.

Le conseil communautaire inscrit les interventions dans un programme réparti sur trois années. Le rapport annuel présente ensuite leur état d’avancement.

Exemple 2 : l’accessibilité d’une médiathèque communautaire

Une médiathèque communautaire accueille chaque année plusieurs milliers de visiteurs. Des associations signalent une entrée latérale difficile à repérer et des rayonnages trop rapprochés.

La commission visite le bâtiment et relève également :

  • un comptoir d’accueil trop haut ;
  • des étiquettes peu contrastées ;
  • une borne de prêt complexe ;
  • une salle de conférence dépourvue de boucle magnétique.

Elle propose :

  • l’installation d’une signalétique extérieure visible ;
  • l’aménagement d’une partie abaissée au comptoir ;
  • l’élargissement de plusieurs passages ;
  • l’amélioration du contraste des étiquettes ;
  • l’installation d’une boucle magnétique ;
  • une interface simplifiée sur les bornes de prêt.

La médiathèque intègre ces mesures à son projet de rénovation.

Exemple 3 : le maintien d’un cheminement pendant un chantier

Une agglomération lance des travaux près d’un arrêt de bus prioritaire. Les barrières de chantier réduisent la largeur du trottoir.

La commission examine le plan de circulation temporaire. Elle recommande :

  • un cheminement stable et continu ;
  • une largeur adaptée ;
  • des barrières détectables à la canne ;
  • une signalétique contrastée ;
  • un accès direct à l’arrêt ;
  • une information préalable des voyageurs.

Le maître d’ouvrage adapte l’organisation du chantier. Une visite de contrôle vérifie ensuite la qualité du parcours temporaire.

Le Cerema souligne l’importance de la continuité piétonne et de l’accessibilité pendant les chantiers urbains. (Cerema)

Exemple 4 : l’accessibilité numérique du réseau de transport

Des usagers malvoyants signalent des difficultés sur l’application mobile du réseau de bus. Le lecteur d’écran identifie mal les boutons et les horaires.

La commission réunit le service numérique, l’exploitant et des utilisateurs.

Elle recommande :

  • des boutons clairement nommés ;
  • un ordre de lecture logique ;
  • un contraste renforcé ;
  • une navigation au clavier ;
  • une présentation simple des perturbations ;
  • des tests réguliers avec des personnes handicapées.

Une nouvelle version de l’application intègre ces recommandations. Les usagers participent ensuite à une séance de test.

Exemple 5 : le recensement des logements accessibles

Une agglomération constate des difficultés dans l’attribution de logements adaptés. Les informations disponibles restent dispersées entre plusieurs bailleurs.

La commission propose une fiche commune comprenant :

  • l’accessibilité de l’entrée ;
  • la présence d’un ascenseur ;
  • la configuration de la salle d’eau ;
  • la largeur des circulations ;
  • l’accès au balcon ;
  • la proximité d’un arrêt accessible.

Les bailleurs transmettent régulièrement leurs données au service de l’habitat. Ce dispositif accélère le rapprochement entre l’offre disponible et les demandes.

Exemple 6 : l’accès à un centre aquatique

Des personnes à mobilité réduite signalent des difficultés dans un centre aquatique communautaire.

La visite de la commission révèle :

  • un vestiaire adapté éloigné du bassin ;
  • une signalétique peu visible ;
  • un dispositif de mise à l’eau difficile à utiliser ;
  • un sol glissant dans certaines zones.

La commission recommande :

  • un parcours plus direct ;
  • une signalétique renforcée ;
  • un équipement de mise à l’eau plus simple ;
  • une formation des agents ;
  • un revêtement adapté.

L’agglomération inscrit ces interventions dans son programme d’entretien.

8. Les conditions d’une commission efficace

L’efficacité de la Commission intercommunale repose sur plusieurs principes.

Une réunion régulière

Plusieurs réunions annuelles assurent la continuité des échanges et le suivi des projets.

Une participation diversifiée

La présence de représentants de chaque type de handicap enrichit les analyses.

Une consultation précoce

L’intervention de la commission dès la conception d’un projet réduit les corrections ultérieures et améliore la qualité des équipements.

Des données précises

Les diagnostics, les cartes, les coûts, les calendriers et les indicateurs renforcent la qualité des décisions.

Un suivi transparent

Chaque recommandation reçoit une réponse argumentée et un statut clairement identifié.

Une communication accessible

La publication des rapports, des comptes rendus et des calendriers dans des formats accessibles favorise la participation des habitants.

La Commission intercommunale pour l’accessibilité constitue un instrument majeur de la politique inclusive d’une agglomération.

Placée sous l’égide de l’établissement public de coopération intercommunale, elle rassemble élus, techniciens, associations, acteurs économiques et usagers. Elle établit un diagnostic, recueille les besoins, formule des propositions, suit les actions et présente un rapport annuel.

Son activité repose sur quatre fonctions complémentaires : observer, concerter, proposer et évaluer.

Une commission active améliore les transports, les bâtiments, les cheminements, les logements, les services numériques et l’information publique. Ses travaux bénéficient aux personnes handicapées et à l’ensemble de la population.

L’accessibilité devient ainsi une composante permanente de l’aménagement du territoire et de la qualité du service public.

Sources et références

  1. Code général des collectivités territoriales, article L. 2143-3, relatif aux commissions communales et intercommunales pour l’accessibilité. (Légifrance)
  2. Loi n° 2005-102 du 11 février 2005, relative à l’égalité des droits et des chances, à la participation et à la citoyenneté des personnes handicapées.
  3. Ministère de la Transition écologique, « L’accessibilité de la voirie et des espaces publics », présentation des missions des commissions et du recensement des logements accessibles. (Ministères de la Transition écologique)
  4. Ministère de la Transition écologique, « Politique de l’accessibilité », présentation de la composition et des missions des commissions. (Ministères de la Transition écologique)
  5. Cerema, fiche consacrée aux évolutions des commissions pour l’accessibilité et aux pistes d’amélioration de leur fonctionnement. (Cerema)
  6. Cerema, ressources relatives aux commissions communales et intercommunales pour l’accessibilité. (CAPAMOB)
  7. Cerema, ressources consacrées au plan de mise en accessibilité de la voirie et des espaces publics. (Outils de l’aménagement)
  8. Cerema, recommandations pour l’accessibilité des espaces publics et la continuité des cheminements piétons. (Cerema)
  9. Cerema, recommandations relatives à l’accessibilité et à la continuité piétonne durant les chantiers urbains. (Cerema)
  10. Décret n° 2006-1657 du 21 décembre 2006, relatif à l’accessibilité de la voirie et des espaces publics. (Légifrance)

Mayeul Beretta

Président du Média de l’Accessibilité

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