Je m’appelle Sophie. Je suis sourde de naissance.
En 2025, ce qui me fatigue le plus, ce sont les situations où l’on parle sans penser à la communication. Des annonces uniquement orales, des vidéos sans sous-titres, des réunions où tout va trop vite. Je suis présente, mais pas toujours incluse.
Dans les échanges quotidiens, certaines personnes haussent la voix au lieu de reformuler. D’autres parlent en détournant le regard. Pourtant, de simples ajustements suffisent : me faire face, articuler, écrire si besoin.
En 2026, je vois plus de sous-titrage, de visuels clairs, et parfois même des interprètes. Quand l’information est accessible, je peux participer pleinement, sans devoir constamment m’adapter.
Je ne veux pas être « mise à part ». Je veux juste avoir accès aux mêmes échanges, au même moment, que les autres.