Je m’appelle Nora. J’ai un trouble du spectre de l’autisme.

Ce qui me pèse le plus, ce sont les environnements imprévisibles. Bruit, lumière agressive, foule, informations contradictoires. Mon cerveau traite tout en même temps, sans filtre. Cela peut devenir envahissant.

En 2025, beaucoup d’espaces ne laissent aucune place au calme ou à la compréhension progressive. On me demande de m’adapter, encore et encore, jusqu’à l’épuisement.

En 2026, je vois apparaître des lieux plus attentifs : signalétique claire, zones calmes, explications en amont. Même en ligne, des interfaces plus sobres m’aident à rester concentrée.

L’accessibilité, pour moi, ce n’est pas de réduire le monde. C’est de le rendre lisible, pour que je puisse y trouver ma place.