Je m’appelle Antoine. J’ai une maladie chronique évolutive.

Mon handicap ne se voit pas toujours. Certains jours, tout va bien. D’autres, la fatigue est intense, la douleur imprévisible. Ce décalage crée souvent de l’incompréhension : « Tu avais l’air en forme hier ».

En 2025, le plus difficile, c’est l’inflexibilité. Des horaires rigides, des démarches qui ne laissent aucune alternative, des espaces où l’on ne peut pas s’asseoir ou faire une pause. Mon corps impose son rythme, et je dois composer avec.

En 2026, je constate que certaines organisations proposent des solutions plus souples : rendez-vous adaptés, parcours simplifiés, options à distance. Cela me permet de continuer à travailler, à sortir, à participer.

L’accessibilité, pour moi, c’est quand on accepte que tout le monde n’avance pas au même rythme — et que c’est normal.