Je m’appelle Camille. Je suis malvoyante.
En 2025, ce qui me demande le plus d’énergie, c’est l’anticipation. Lire un menu, trouver une adresse, remplir un formulaire en ligne : tout peut devenir compliqué si rien n’a été pensé en amont. Quand le contraste est trop faible ou que l’information passe uniquement par l’image, je perds en autonomie.
Dans l’espace public, il y a aussi les obstacles imprévus : trottinettes mal garées, terrasses qui débordent, panneaux sans repères tactiles. Je dois rester constamment attentive, là où d’autres peuvent se laisser porter.
En 2026, je vois des progrès. Des documents plus lisibles, des sites compatibles avec les lecteurs d’écran, des annonces sonores mieux synchronisées. Quand c’est bien fait, je gagne du temps, de la confiance, et de la liberté.
L’accessibilité, pour moi, ce n’est pas un confort en plus. C’est ce qui me permet d’avancer sans dépendre de quelqu’un à chaque étape.