Je m’appelle Léo. Je me déplace en fauteuil roulant.
En 2025, ce qui me pèse le plus, c’est la charge mentale. Penser à l’accessibilité avant même de penser au moment. Avant un café, un rendez-vous ou un cinéma, je dois vérifier l’entrée, les toilettes, le chemin. Parfois, je dois appeler. Et quand on me répond : « Oui oui, c’est bon », sans précision, je sais que ce n’est pas toujours fiable.
Ce qui peut fatiguer aussi, ce sont certaines attitudes. Des regards insistants. Ou des personnes qui aident sans demander. Un principe simple fait la différence : demander avant d’aider. Je suis autonome, et j’apprécie l’aide quand elle est proposée avec respect.
En 2026, je constate des évolutions positives. Certains lieux adaptent mieux leurs espaces : rampes stables, circulations dégagées, comptoirs accessibles, signalétique claire.
Côté numérique, quand un site est bien conçu (contrastes lisibles, navigation clavier, formulaires simples), cela facilite réellement mon quotidien.
Je ne cherche pas un traitement particulier. Je souhaite simplement pouvoir entrer, circuler et participer. Quand c’est possible, je ne pense plus au fauteuil. Je pense à ma vie. C’est cela, pour moi, l’accessibilité.